SENEGAL: Protection des droits des enfants - Plaidoyer pour des approches sous-régionales

La coordonnatrice de la Cellule d'appui à la protection de l'enfance (CAPE), Ramatoulaye Ndao Diouf, a déclaré, jeudi à Dakar, que sa structure ambitionne "d'avoir des approches sous-régionales" pour la promotion des droits de l'enfant.

Mme Diouf, qui s'exprimait en marge de la clôture d'un colloque de deux jours sur les droits des enfants, a souhaité profiter de la présence de certains pays de la sous-région pour "avoir des approches sous régionales pour la promotion et la vulgarisation des droits de l'enfant".

"Le but c'est d'avoir des stratégies sous régionales, la prise en charge totale de l'enfance dans les différentes politiques. Il faut que le Sénégal soit digne de ses enfants. Il faut que le spectacle (viol, inceste, maltraitance) que l'on voit toujours cesse", a-t-elle insisté.

Mme Diouf a estimé que "ce n'est pas acceptable, ce n'est pas normal pour un pays comme le Sénégal qui est autant attaché aux idéaux et aux droits humains", relevant que la protection des droits des enfants doit être "une priorité pour tous".

Selon elle, "même si le Sénégal peut résoudre le problème des enfants de la rue, il n'en demeure pas moins qu'il y a beaucoup d'enfants qui viennent de la sous région. Donc régler ce problème juste dans notre pays ne suffit, il faut le régler au plan régional".

C'est dans cette optique que "des experts venus des pays de la sous région ainsi que des experts sénégalais de la sous région et de l'Europe sont venus au Sénégal", a-t-elle expliqué.

L'idée de ce colloque, a-t-elle souligné, est "d'avoir quelque chose de positif car on est tout le temps là à parler de viols, de violences faites aux enfants, de maltraitance mais il est bon aussi de parler des choses positives qui se font".

La tenue de cet atelier avait aussi pour but "de regrouper tous ces acteurs des pays francophones aussi bien européens que de la sous région et que chacun présente ses exemples de bonnes pratiques de l'enfant".

Une "innovation" de taille a été notée à cette réunion, a-t-elle poursuivi, c'est "l'association des groupes de rap comme Jojo, Matador, Fou Malade, Rival du Wallonie-Bruxelles (Belgique)" pour partager leurs points de vue sur les droit de l'enfant et qu'ils apportent leurs pierres à l'édifice pour vulgariser les droits de l'enfant.

Les participants auront l'occasion de "visiter la maison de correction et de redressement du Fort B et de voir les enfants encadrés par Fou Malade dans des activités comme l'écriture, le slam, pour montrer qu'on peut réaliser des choses positives tout en étant dans une maison de correction", a-t-elle soutenu.

Plusieurs communications ont eu à être présentées à ce colloque par les différents experts venus de la sous-région.

Un des participants, Stephan Durviaux, délégué général aux droits de l'enfant à Bruxelles, a recommandé que "le Sénégal suive l'exemple du Belgique en se dotant d'une institution du Défenseur des enfants" qui sera "un moteur de veille, un chien de garde".

 

pdf: http://fr.allafrica.com/stories/201003180924.html

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